top of page

Ce qui demeure : sylvothérapie à la citadelle de Champtoceaux - Orée d'Anjou

31 août
4 min de lecture

Au coeur des vestiges de cette ancienne place forte, dimanche 6 décembre 2026 de 10h à 13h


Balade de sylvothérapie à Champtoceaux Orée d'anjou, dimanche 6 décembre 2026

Il existe des lieux où le temps semble avoir laissé une empreinte plus profonde qu’ailleurs.

À Champtoceaux, sur les hauteurs de la Loire, les vestiges d’une immense cité fortifiée reposent aujourd’hui sous les arbres.


Des pans de murailles surgissent entre les troncs. Les racines côtoient les pierres. La mousse recouvre doucement ce que les hommes avaient construit pour durer.


Il y a plusieurs siècles, Champtoceaux, qui s'appelait alors Châteauceaux, était une place forte considérable, dominant la Loire et convoitée pour sa position stratégique. En 1420, après un ultime siège, la citadelle fut détruite et sa reconstruction interdite.


Les humains ne la reconstruisirent jamais.


Alors, lentement, le Vivant l’a reconstruite autrement. 🌳


La forêt est revenue.

Les arbres ont grandi entre les pierres.

Les feuilles ont recouvert les anciens chemins.


Et six siècles plus tard, quelque chose demeure.


C’est ici que je vous invite à vivre notre dernière balade de sylvothérapie de l’année :



Qu’est-ce qui demeure lorsque tout le reste change ?


Au début du mois de décembre, les arbres se sont largement dépouillés. Ce qui occupait encore tout l’espace quelques mois auparavant tombe, se décompose et retourne à la terre.

Les formes apparaissent autrement. Les troncs. Les branches. Les pierres.


Les structures essentielles redeviennent visibles.


Et si l’hiver nous invitait, nous aussi, à revenir à nos fondations ?


Nous passons notre existence à construire.

Une identité. Une famille. Des relations. Des projets. Un métier. Des rêves. Une certaine idée de la personne que nous pensions devenir.


Puis la vie passe. Elle ajoute des étages, ouvre des portes, en ferme d’autres. Elle transforme parfois complètement le paysage. Nous ne sommes plus exactement la personne que nous étions il y a dix, vingt ou quarante ans.


Et pourtant… Certaines choses sont toujours là.

Une valeur. Une conviction. Une façon d’aimer. Une aspiration profonde. Un lien au monde.

Quelque chose sur lequel, malgré toutes nos transformations, nous avons continué à construire.


Et vous, quelles sont vos fondations vivantes ?

Et surtout : sur quoi avez-vous envie de continuer à construire la suite ?


Demeurer ne signifie pas rester immobile


Les ruines de Châteauceaux nous racontent aussi quelque chose de plus subtil.


Ce qui demeure ne demeure pas forcément intact... Les pierres se sont érodées. Les murs se sont ouverts. Les arbres les ont rejoints. Les mousses les recouvrent.

Le paysage continue de se transformer en fait.

Et pourtant, six siècles après la disparition de la citadelle, ses fondations racontent encore son histoire.


Il en va peut-être de même pour nous..


Nos fondations ne sont pas des murs destinés à nous enfermer.


Elles peuvent soutenir quelque chose de vivant. Quelque chose qui évolue, grandit, bifurque, se transforme et continue pourtant à prendre racine dans ce qui compte profondément.

Demeurer n’est pas se figer.


C’est savoir où sont ses racines tout en continuant à pousser. 🌳


Une matinée de sylvothérapie au cœur de l’ancienne citadelle


Cette balade ne sera pas une visite guidée historique de Champtoceaux.

L’histoire sera là, bien sûr. Par petites touches. Comme une présence qui nous permettra d’interroger notre propre rapport au temps, aux traces et aux fondations.


Mais pendant ces trois heures, nous reviendrons avant tout au corps, aux arbres, aux sensations et au Vivant.


Nous marcherons lentement dans la citadelle.

Nous rencontrerons les arbres qui ont investi les anciens remparts.

Nous toucherons les écorces et les pierres.

Nous prendrons le temps d’écouter ce qui existe lorsque nous cessons quelques instants de remplir le silence.


Au fil de la matinée, je vous proposerai notamment :


🌳 des temps de connexion consciente aux arbres ;

🌿 des expériences sensorielles et d’ancrage ;

🪨 une exploration symbolique autour de nos fondations et de ce qui demeure en nous ;

🤫 des temps de silence et de contemplation au milieu des vestiges ;

✏️ si la météo le permet, une courte proposition créative pour donner une forme ou une trace à ce que nous aurons rencontré ;

🎶 quelques respirations sonores pour laisser aussi une place à une autre manière de ressentir ;

☕ et un temps autour d’une infusion chaude, installés dans le cercle de bois niché au cœur du site.


Parce qu’en décembre, contempler le sens profond de l’existence est tout de même plus agréable avec quelque chose de chaud entre les mains. 😉


Quand tout se dépouille, l’essentiel apparaît


Cette balade vient clore un cycle commencé à l’entrée de l’automne :

  • En septembre, à la Turmelière, nous avons exploré ce que nous pouvions laisser partir.

  • À la Toussaint, sur l’Île Mouchet, nous nous sommes intéressés à la mort, aux cycles et à la transformation du Vivant.

  • Et en décembre, lorsque les arbres se seront dépouillés, nous irons rencontrer… Ce qui demeure.


Ce que les saisons n’emportent pas.

Ce qui peut traverser les changements sans empêcher le mouvement.

Les fondations suffisamment solides pour nous soutenir et suffisamment vivantes pour nous permettre de continuer à construire.


Vous pouvez bien entendu participer à cette balade sans avoir vécu les précédentes. Chaque rencontre constitue une expérience à part entière. Mais ensemble, elles racontent quelque chose que les arbres connaissent depuis longtemps : laisser partir. Se transformer.

Et continuer à vivre depuis ce qui demeure. 🌳


Informations pratiques


📅 Dimanche 6 décembre 2026

🕙 10h à 13h : merci d'arriver dix minutes avant afin que nous commencions à l'heure.

💶 30 € par personne, en espèces ou en chèque.

📍 Vestiges de la citadelle de Champtoceaux – Orée-d’Anjou (49) : Rendez-vous à l'entrée du chemin sur le petit parking en bas de la citadelle, lieu-dit La Bondé.


⚠️ À savoir avant de réserver : l’accès aux vestiges comporte un passage escarpé qui ne peut pas être contourné. De bonnes chaussures de marche sont indispensables et les bâtons de marche sont vivement recommandés si le terrain est humide. Prévoyez également des vêtements chauds et adaptés à trois heures passées dehors en décembre.

La sortie pourra être reportée ou annulée si les conditions météorologiques rendent ce passage dangereux.




Commentaires


bottom of page